août 31

Je fais partie de ces personne qui n’arrivent pas à laisser le crayon filer sur le papier sans avoir un certain contrôle sur ce qui se trace… Je travaille dessus, car c’est important et cela permettrait à mon cerveau gauche de s’exprimer librement.

Hier soir, je ne me sentais pas bien sans savoir pourquoi, comme envahie par une tristesse venue de nulle part. C’est alors que Chéri me demande si je veux qu’il me montre ce qu’il faisait lorsqu’il était plus jeune et qui le détendait beaucoup.

C’est simple: on créé une première forme, peu importe laquelle et peu importe où sur la feuille. Ensuite, on “colle” une autre forme en suivant une partie des contours, et ainsi de suite. Ce qui fait une sorte de puzzle géant.

Alors j’ai sorti mon journal, et j’ai commencé… emboîtant au fur et à mesure les formes dans les autres. Je me suis détendue et me suis fixée pour but de ne pas réfléchir à ce que je faisais, à ne pas chercher l’esthétisme, mais juste faire pour faire. Je ne sais pas combien de temps cela m’a pris, mais quand j’ai vu la page ainsi, j’ai décidé qu’elle me plaisait et que je ne voulais pas la remplir intégralement.

J’ai coloré en bleu la tâche de départ via photoshop (en vrai elle est encore vide dans mon journal). Quand j’aurais suffisamment de temps devant moi je colorierai le tout. Mais je ne sais pas encore par quel médium (pastels gras, crayons aquarellables ou autre) ?!

Je suis fière d’avoir réussi à me libérer des contraintes que je m’inpose !

Click sur l’image pour agrandir

Dans le titre j’ai appelé ça “mandoodle” car ça me fait penser au mandala qui part d’un point central en allant petit à petit vers l’extérieur, et au doodle qui est le fait de laisser sa main glisser pour faire des formes sans y réfléchir.

Quand je le regarde, j’y vois des coeurs, des bonhommes, des tâches d’encre… Et vous ?

août 29

Puisque je suis sensée travailler sur les estompes*, j’ai évidemment de faire autre chose. Donc, doodle à nouveau. En attendant de trouver le sommeil, pour répondre à un élan, pour faire quelque chose qui ne me demande pas d’effort, pour me faire plaisir…

Promis, j’arrête mais bon, je crois que vraiment j’adore ça.

* j’ai fait un essai mais heu… enfin, bref, je vais m’y remettre. Peut-être qu’avec les bons coloris j’aurai un meilleur résultat (j’ai enfin trouvé les crayons qui correspondaient aux références indiquées par SuziBlu)

août 27
Doodle
icon1 Dakota | icon2 Journal Créatif | icon4 27 août 2008| icon32 Commentaires »

J’avais tellement envie de m’y mettre qu’aujourd’hui, j’ai laissé tomber Les Petites Dolls.

Premier essai (pour voir en plus grand clic)

En cherchant tout à fait autre chose, je suis tombée sur cette video que j’aime particulièrement parce qu’elle me rappelle combien il est inutile de me faire des nœuds dans la tête pour trouver l’inspiration (pour ce premier essai, j’ai imité ce que j’ai vu parce que ça m’a beaucoup plu et que c’était un bon point de départ). Il suffit de la puiser dans mon environnement, de porter mon attention ce qui m’entoure et que je ne vois plus. Je suis heureuse d’avoir la chance de côtoyer mes enfants journellement car ce sont d’excellents observateurs. J’apprends beaucoup en les regardant vivre. En fait, je ne fais que réapprendre ce que j’ai su il y a longtemps et que j’ai oublié.

août 26

Et voilà, depuis qu’Aegiale m’en a parlé il n’y a finalement pas si longtemps, j’avais hâte de commencer ce programme en douze semaines initié par Julia Cameron.

Julia Cameron

Julia Cameron

Petit retour en arrière… Julia Cameron est Américaine (cela n’a peut-être pas d’importance pour vous, mais pour moi ça en a car en Amérique *je dis bien “Amérique”, pas “Etats-Unis”*. Elle est scénariste, écrivain, a écrit des pièces de théâtre et j’en passe. Elle donne aujourd’hui des cours pour débloquer la créativité. Ne croyez pas que cela ne s’adresse qu’aux écrivains: la créativité englobe vraiment énormément de domaines et on peut être ARTISTE de bien des manières :)

Le programme qu’elle propose dure 12 semaines, chaque semaine ayant un but particulier.
Le livre est également ponctué de citations de différents auteurs, accentuant les propos de Julia Cameron (personnellement, parfois cela me coupe dans mon élan mais bon c’est subjectif… je les lis après en général).
Douze semaines, cela fait environ trois mois. Cela peut paraître long… Cependant, les outils de base sont les mêmes pour chaque semaine:

  1. Les pages du matin (Morning Pages, abrégées en MP). Toutes les matins, au réveil, on écrit trois pages sur ce que nous avons en tête. On ne réfléchit pas, on remplit les pages; même si c’est juste pour écrire “je ne sais pas quoi dire. je suis fatiguée. j’en ai marre”. On remplit les pages, même si cela nous semble n’être rien d’autre que du blablatage, ça nous décharge et inconsciemment ça libère le cerveau de ce qui nous tracasse et laisse donc de la place pour le reste. Une règle qui va de pair avec les pages du matin: ne pas les relire ni les faire lire à quelqu’un d’autre pendant au moins les huit premières semaines de la méthode.
  2. Le rendez-vous avec l’artiste (the artist date, abrégé en AD) a lieu une fois par semaine. Il doit être vu comme étant distrayant, joyeux, amusant. Concrètement, c’est une plage horaire dans la semaine pendant laquelle on nourrit notre artiste intérieur. On le planifie à l’avance (en début de semaine, on se dit “tel jour, de telle heure à telle heure je prends rendez-vous avec l’artiste et je fais ça), et on lutte pour ne pas le zapper, contre les imprévus, contre notre mauvaise volonté plus ou moins consciente. C’est un rendez-vous que l’on doit prendre seule (pas de conjoint, pas d’enfant… personne), on se retrouve soi-même. Vous pouvez faire ce que vous voulez pendant ce rendez-vous, le but est de s’amuser avant tout !

Les pages du matin n’ont pas pour but d’être particulièrement positives, Julia Cameron précise même que la plupart raconteront des choses négatives. Pas grave, c’est très bien ainsi. Ne pas se mettre la pression et laisser aller le crayon au fil des trois pages, tous les jours. Elles sont la base du programme, la fondation.

Cette première semaine est, par exemple, axée sur Retrouver un sentiment de sécurité.

Les filles pourront vous en dire plus en détail et éventuellement me corriger, car moi je ne fais vraiment que commencer cette méthode, alors que Dakota l’a terminée et fait la suite; Aegiale quant à elle l’avait déjà entamée mais la recommence avec moi.

Je vous montre le cahier que j’utilise pour mes pages du matin.

C’est la couverture que j’ai faite dont je suis la plus fière, pourtant elle est simple. Mais je ne sais pas, elle me parle, dégage quelque chose qui me plaît et je suis heureuse de prendre mon cahier le matin pour y écrire mes pages. Pourtant, j’appréhendais énormément d’avoir un cahier dont les pages n’étaient pas lignées, car je ne sais pas écrire droit sans guide-âne. Puis je me suis dit que ce n’était pas grave, que cela n’avait pas à être parfait.

Media utilisés: gesso blanc, neocolors II, une feuille de papier banane (il me semble que c’est le nom) sur lequel j’ai transféré le texte avec la technique du transfert au gel, le rouge est du pastel gras.

Le livre existe en Français au format poche, et n’est vraiment pas cher… alors, qu’attendez-vous ? Vous n’avez plus d’excuses pour restez dans votre marasme, en l’achetant et en appliquant jour après jour la méthode, vous verrez votre vie changer, se transformer en mieux et au-delà de vos espèrances j’en suis certaine… au pire, vous n’êtes pas encore prêt et il faudra attendre qu’il vous “retombe dans les mains”. Vous le savez comme moi: le hasard n’existe pas !

août 23

Bon, cela ne fait qu’une semaine que l’atelier de Suzi a commencé, donc j’essaie d’être indulgente avec moi-même. En effet, je suis une femme qui se met beaucoup de pression, qui cherche trop la perfection (par rapport à moi et non à l’extérieur) et donc il m’arrive de baisser les bras vraiment rapidement.

Je vais dire un truc bête, mais le fait d’avoir payé pour cet atelier avec Suzi et toutes les Goddesses qui apprennent avec nous me motive énormément, car nous ne roulons pas sur l’or et donc le fait qu’il y ait du pécunier d’impliqué joue sur ma motivation car cela m’empêche de baisser les bras en voyant les merveilles que d’autres peuvent faire (oui, je sais, il faut arrêter de comparer et… I CAN DO IT !!!!!)

Alors voici le premier visage complet que j’ai fait. Je sais, il est très imparfait, mais moi je l’aime comme il est. Avec ses cheveux complètement improbables, avec les proportions du reste du corps qui ne ressemblent à rien… Mais ce n’est pas grave, c’est le premier d’une longue série de ce que seront de merveilleuses poupées, car ce seront les miennes et que voilà.

J’ai vaguement essayé d’ombrer les yeux, mais cela ne se voit pas beaucoup au scan.

août 23

Mes premiers essais semblaient… comment dire ?
Venir d’une autre planète !

Si c’est vrai, la preuve (j’en ai quelques pages dans ce style ;-))

Je n’arrivais à rien et puis hier après-midi, paf, ça a commencé à venir.

Pas facile les postures mais j’aime bien essayer.

Un autre essai

Cette pauvre Petite Doll a les bras dans le dos parce que je ne sais pas encore comment les dessiner. Je lui avais fait des bras étranges qui partaient de n’importe où et elle n’avait pas d’épaules alors, je l’ai découpée puis recollée sur une nouvelle page avant de rectifier comme je pouvais.

août 21

L’autre jour Nolwenn m’a envoyée voir ce blog et j’ai trouvé ce doodle-là en particulier très joli. En le voyant, je me suis dit que j’aimerais bien arriver à faire la même chose. Bizarrement, je me suis retrouvée hier à cliquer vers la même destination à partir d’une liste à laquelle je suis inscrite… un message pour moi ? Surtout que dans le même temps, j’ai aussi été fascinée par le zentangle. J’ai voulu me lancer ce soir. Expérience intéressante que de laisser le feutre courir sur la feuille, ne pas (trop) réfléchir, remplir de motifs ou pas, un mix de doodle et de zentangle (je ne suis pas encore prête pour créer mes propres mandalas moi !). Je crois qu’il y aura d’autres doodles dans mon moleskine.
Cela m’a rappelé une soirée à l’internat avec des intervenants. Chacun devait, s’il le voulait, venir au milieu du groupe, choisir la posture de son choix et faire un geste unique, répétitif, à son rythme… même les plus timides s’étaient lancées et à la fin, nous formions toutes une espèce de gigantesque machine disparate aux contours bizarres; pourtant, malgré des rythmes différents, la machine pulsait d’une même voix.

août 21
Matériel
icon1 Aegiale | icon2 Outils | icon4 21 août 2008| icon35 Commentaires »

J’ai acheté mes pinceaux à réserve d’eau par lot de trois, vendu sous la marque La Petite Académie. On ne les voit pas bien sur le site marchand, du coup j’ai décidé de les photographier. Tant que j’y étais j’ai aussi photographié les 4 pitt pens pour que Nolwenn puisse en voir les pointes :)


Pour le moment, je garde mes pages (sauf celles que je fais dans mon moleskine) dans des pochettes transparentes mises dans un gros classeur. Je conserve les sketches avant chaque page et je ne suis pas sûre que ça soit une bonne idée. Mais j’ai du mal à lâcher-prise, à ne pas vouloir garder *toutes* les traces. Il va me falloir une grande resporation avant d’arriver à ne garder que les pages….

journalwithsketches

août 21

Voilà une dizaine de jours que le croquis / l’esquisse (tiens, y a-t-il une différence fondamentale entre ces deux termes ?) pour cette page attend sagement que je prenne le temps de lui donner corps.
C’est chose faite aujourd’hui avec des modifications de l’idée originale, dont certaines directement liées à l’atelier de Suzi Blu. Au départ, j’avais dessiné le corps en entier et l’arc-en-ciel / aura entourait la silhouette, pour la souligner et évoquer la vibration de tout un être. Finalement, les choses ont pris un autre cours. Ce n’est ni mieux, ni moins bien, c’est juste l’expression du moment.
Je dois attendre que la page sèche pour ajouter un dernier détail, un collier autour du cou, comme celui de la sirène.
Pas plus que les autres jours je ne m’attache à ce qui me paraît raté (notamment les notes, le visage, les cheveux, le doré en haut…) : j’ai pris plaisir à essayer, à faire et cela me suffit !
J’ai utilisé du gesso pour la première fois. Une couche en fond, avec les marques de pinceau apparentes pour donner un effet et aussi dilué, pour “délaver” les neocolor 2. Effectivement, cela donne des teintes crayeuses, différentes de ce que l’on obtient avec seulement de l’eau. Du coup, j’ai quand même repassé un coup de craie et de pinceau à réserve d’eau pour obtenir des teintes plus vives.
On ne voit pas bien, mais l’espère de “truc” à gauche dans le “corps”, c’est DAGAZ* peinte en doré. Mais je n’ai réalisé qu’après l’avoir dessinée que c’était elle.

Journaling
Cesser de raisonner pour, enfin, résonner.

* Rune de l’éveil intégral, aboutissement de INGWAZ, lumière du jour, idée de profonde harmonie, d’équilibre entre deux tendances. -Valeurs symboliques : le jour, la transformation.

août 21

Désolée pour ce titre relativement mauvais, mais je n’avais aucune idée de comment nommer ce post.

J’ai fait cette double page dans mon journal après avoir vu la vidéo de Suzi. J’ai trouvé la symbolique vraiment forte, et elle se rattache à une forme de rituel que je fais dès que j’en ressens le besoin. Je vous laisse voir la vidéo, puis je vous en reparle:

Je conseille de faire ça au début du journal, ce ne fut pas mon cas mais je trouve que c’est une bonne façon de le commencer: mettre derrière soit toutes les bonnes excuses que l’on se trouve pour ne pas tenir son journal, puis mettre en avant toutes les raisons qui font que l’on tient/veut tenir cet espace personnel.

Les différentes étapes:

  1. Trouvez une photo de vous lorsque vous aviez 5 ans (approximativement)
  2. Ouvrez votre journal, et sur une page (double c’est mieux mais pas obligatoire… rien n’est obligatoire) écrivez toutes les excuses que vous vous trouvez pour ne pas tenir votre journal créatif. TOUTES. Même celles que vous ne voulez pas vous avouez.
  3. Recouvrez avec du gesso (si vous n’en avez pas, plusieurs couches de peinture blanche font aussi bien l’affaire, no panic).
  4. Avec des pastels gras, colorez la page comme bon vous semble.
  5. Faites une autre couche avec de la peinture afin d’ajouter encore plus de couleur à la page.
  6. Rayez avec le dos d’un pinceau, faites des traces, des dessins… Faites comme vous le voulez tant que cela vous plaît.
  7. Avec de la peinture blanche, déterminez les zones où vous voulez ensuite écrire.
  8. Collez la photo de vous lorsque vous aviez 5 ans.
  9. Ecrivez enfin toutes les raisons qui vous poussent à écrire ce journal: pourquoi vous faites ça.
  10. Admirez le résultat fini. C’est beau n’est-ce pas ? ;)

Voici ce que ça donne pour moi, je n’ai pas ajouter de peinture, juste une couche de gesso blanc, des pastels gras, du collage et un transfert raté.

C’est une de mes double-page préférée pour le moment (bon, mon journal n’étant pas très très rempli, il y a de la marge héhé).

Quand je l’ai montrée à mon mari, il m’a dit “je n’avais pas vu de suite que tu avais dessiné une bougie!” Et là je pense “de quoi il parle ? quelle bougie ?” et en regardant de plus près, en effet… on dirait une bougie au centre de la première page. Comme quoi ça peut aider d’avoir un regard extérieur sur ce que l’on fait ;)

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