Je dois dire que cette première expérience de peinture à classer dans mon Museum of Menstruation personnel était assez intense. Je passe sur le rendu final très éloigné de ce que j’avais en tête, j’ai l’habitude, et je ne retiens que la puissance ressentie tandis que je peignais au doigt avec un mélange d’acrylique, de medium et de sang (sans oublier les neo color 2). Autant j’étais dans la précision, la réflexion (il m’a fallu un petit effort pour me souvenir / reconstruire la façon dont la suite de Fibonacci pouvait servir à mon dessin) et la minutie pour le squelette de la spirale, autant, pour le reste c’était une histoire entre mes doigts et mon ventre.
Ma tête ET mes tripes sur une seule feuille, assez inhabituel pour que ce coquillage m’inspire une tendresse particulière.
N.B. : La page étant un poil plus grande que le scanner (24*32 et non A4), les bords sont légèrement coupés.

J’ai mis du gesso blanc sur chacune des pages, en laissant apparaitre volontairement des traces de pinceau. Après sèchage, j’ai d’abord fait le fond orange et la page en elle-même. Collages, le Ohm et le symbole verts sont des motifs réalisés avec du medium sablé mélangé à de la peinture acrylique, appliqué au pochoir relief (j’adore).







